samedi 3 septembre 2011

UNIVERS R - part 1

R comme Rebecca, cette dessinatrice dont j'ai mis quelques illustrations sur ce blogg. Maintenant je voudrais parler de son univers en bande dessiné.



Rebecca nous parle de la ménagère américaine habitant sa banlieue privilégié, qui reste seule à la maison pendant que son mari cadre dans une compagnie gagne aisément l'argent du ménage. Que fait-elle de ses journées, les courses et le ménage, non pas que cela bien sur, elle voit aussi ses homologues qui comme elle restent seule toute la journée. L'une d'entre elle, discrète cela va de soi, mais toujours un peu plus perverses que les autres, prend l'ascendant sur une de ces femmes au foyer. Le but du jeu révéler la propre perversité de la soumise qui au final, et pour le plus grand bonheur de tous, va s'accepter tel qu'elle est, et vivre une double vie. La première toute la journée avec sa maitresse, et la deuxième comme épouse exemplaire avec son mari le week-end ... parce que les soirs de semaine après métro, boulot c'est : bouffe, télé, dodo. La gaudriole avec madame c'est juste pour le samedi soir après le match, et en plus il parait que c'est assez bâclé. Pas de quoi satisfaire une chatte. Mais à son crédit on peut quand même mettre qu'il est sensiblement très amoureux de sa femme en qui il voit toutes les vertus de la femme américaine exemplaire. Et lui se comporte en mari américain idéal, il n'oublie jamais de revenir du bureau avec des pâtisseries, des chocolats ou un bouquet de fleur, qu'il aura fait acheter par sa secrétaire pendant les heures de travail. Alors est-il vraiment amoureux de sa propre femme, ou bien de l'idéal américain de la ménagère parfaite qu'elle est censée incarner comme dans les publicités, que tel un mad man, il vend à tour de bras ? Là on ne se pose même plus la question on constate c'est tout. En fait on voit bien qu'il se trompe sur toute la ligne, mais reste accroché a son idéal d'épouse parfaite. Aussi tel un Manu Chao king of Bongo Bong il s'apperçoit qu'elle ne lui dit pas : Je ne t´aime plus mon amour. Je ne t´aime plus tous les jours, mais que les faits sont là. Quand à lui voyant son réve de femme parfaite s'effondrer sous ses yeux se met à penser : parfois j'aimerais mourir tellement j'ai voulu croire, parfois j'aimerais mourir pour ne plus rien n'avoir. Mais au dela de sa déception sa vie lui convient quand meme tel qu'elle est et en plus il bien trop lache pour aller au bout d'une vraie passion amoureuse. Il ne suivra pas le conseil surréaliste d'Artaud, Breton, Soupault, Eluard : " Le suicide est-il une solution ? " ... Non il va continuer à mener sa petite vie tranquille et amasser des dollars, à sa grande fierté et pour la plus grande joie son banquier et son agent de placements financiers. Non, son univers à lui ne se situe vraiment pas au confins de la lucidité et de la folie. Loin d'être surréaliste, il est d'un parfait pragmatisme économique dans la droite lignée de la qualité de vie idéale du rêve américain.








UNIVERS R - part 2

Mais revenons plutôt à nos ménagères. Laissons donc là l'épouse et son mari, et plongeons dans l'univers de Rebecca et de la perversité ménagère. Nous avons donc deux femmes, l'une est dominante et l'autre soumise, avec en plus des airs d'ingénue perverse, mais d'une obéissance absolue. Elle est de celle qui ne dit jamais non. Et sous ses airs candide elle éprouve manifestement un grand plaisir à être le jouet sexuel que sa dominante utilise et exhibe à volonté, en publique et devant les autres ménagère du quartier. Ces dernières, d'ailleurs toujours de connivence, sont tout aussi lubriques qu'avides de sensations fortes pour égayer leur morne quotidien de ménagère. Dans l'univers de Rebecca elles représentent les fameuses MILF et puisque mariées elles sont forcement bisexuelles, mais avec un fabuleux et bien nette penchant pour leur coté lesbien, le coté hétéro étant plus une convenance sociale qu'une réelle propension sexuelle. Elles sont bien mieux entre femmes pour vivre leur fantasmes, et ceux ci sont débordants de luxure en tout genre. Il y a donc la dominante et la soumise en héroïnes qui nous font partager leur aventures avec les autres femmes en seconds couteaux, et la vie maritale en trame de fond. Les jeux y sont clairs des quantité de sex-toys, godes, vibros, godes-ceinture et plug de toutes tailles, elles en ont plein leurs tiroirs, leurs sacs à main, et j'allais dire plein les poches ! Elle ne sont pas vraiment sadique ces ménagères, mais c'est toujours un jeu d'humiliations et brutalités sexuelles d'où découle un plaisir invraisemblable.







UNIVERS R - part 3