jeudi 6 août 2009

MILGRAM



Si certain(e)s donnent des ordres - les dominant(e)s - d'autres forcement les exécutent - les soumis(e)s. Alors qu'est ce qui pousse certains a se sentir "autorisé" a donner des ordres, et d'autres se sentir "destinées" a y obéir. La dessus j'aime à rappeler l'expérience de Milgram, bien mise en valeur dans le fameux film de Verneuil " I comme Icare" (magistralement interprété par Montant à l'époque)







La soumission de l'homme à l'autorité.

Citation :

"2) Au sujet de l'obéissance

L'obéissance est un des éléments fondamentaux de l'édifice social. Toute communauté humaine nécessite un système d'autorité, c'est le ciment qui lie les hommes aux systèmes d'autorité. Les personnes sont plus ou moins conditionnées dès l'enfance à se soumettre. Cette tendance à la soumission, fortement ancrée chez certains, l'emporte souvent sur l'éthique, l'affectivité, les règles et choix de conduites.

L'extermination des juifs par les nazis reste l'exemple extrême d'actions abominables accomplies par des milliers d'individus au nom de l'obéissance. Mais à un autre degré cela se reproduit constamment.

La question de l'autorité renvoie à la rébellion, la déviance, qui est perçue comme mettant en péril l'édifice social. La plupart des personnes pensent que "Mieux vaux se soumettre à une mauvaise décision prise en haut lieu, qu'ébranler l'édifice social".

Le dilemme sur la responsabilité :

- Certains vont rationaliser en disant que la responsabilité incombe au donneur d'ordre,
- les humanistes mettent en avant la conscience individuelle et soutiennent que l'éthique personnelle doit primer sur l'autorité.

Ce problème peut être considéré sous l'aspect philosophique et légal, S. Milgram a voulu se baser sur l'observation rigoureuse d'exemples vivants.

L'expérience qu'il a réalisée à l'université de Yale a été reprise dans diverses universités avec la participation d'un millier de sujets.





4) Les Résultats de l'expérience

Stanley Milgram qualifie les résultats de : "inattendus et inquiétants", car aucun des participants n'a eu le réflexe de refuser et de s'en aller. Et une proportion importante d'entre eux a continué jusqu'au niveau de choc le plus élevé du stimulateur.

S. Milgram en déduit que :

- Le mal pouvait être perçu comme banal et que ceux qui avaient administré les chocs les plus élevés l'ont fait car il s'y croyaient contraints moralement de par l'idée qu'ils se faisaient de leur obligation. Il a considéré que les pulsions agressives étaient en la circonstance peu en cause.

Le conditionnement de chaque personne, avec toutes ses inhibitions s'oppose à la révolte et arrive à maintenir chacun au poste qui lui a été assigné.






Bon je sais que là on déborde un peu de l'univers BDSM. Cependant le BDSM reste régie par des instincts et des atavismes on ne peut plus naturel qui conditionnent notre comportement y compris dans les pratiques BDSM; y regarder de plus près va nous permettre d'approfondir en effet le mécanisme de domination/soumission qui est un des moteurs des pratiques BDSM.

Donc on admet comme le dit Milgram que :"L'obéissance est un des éléments fondamentaux de l'édifice social." ..... par inclusion les relation humaines sont des relation sociales, l'obéissance fait donc partie de la relation humaine dans le cadre de sa démarche sociale. Lorsque deux être se rencontre l'un aura une propension a l'obéissance et l'autre a la domination. Ces même rôles sont relatifs quand à la personne avec qui l'on est .... on connait ces fameux dom BDSM (qu'ils soient hommes ou femmes) ultra autoritaires avec leur soum et très veule et obéissant devant leur chef de service ou leur patron dans le cadre du travail, ou vice versa ces patron(e) dominateur très soumis voir carpette devant leur "Louise" . Il y a aussi le "syndrome De Funès : Tyrannique avec les petits et veule devant les puissants .......hé hé hé hé ma biiiiicheeee hummmm)







Donc le BDSm et la pratique D/S répondent bien a des mécanismes sociaux du comportement humain.


Très captivant également :

"La hiérarchie est avant tout un facteur de survie et de développement. Se soumettre; c'est à la fois au niveau individuel et au niveau social assurer la cohérence interne du système, sa cohérence et son adaptation aux exigences de l'environnement. Il faut avant tout distinguer que l'on parle de structure de domination chez l'animal et de structure hiérarchique chez l'Homme. La dernière se manifestant par l'intermédiaire de symbole plus que par des affrontements physiques.

Ainsi, quand je me soumets, j'évite que le dominant me détruise et je peux même par ce biais avoir une récompense, un privilège. Je me sens également protégé par le groupe. De plus, la structure hiérarchique peut m'aider à supporter mes tensions internes, mes angoisses existentielles. Je ne suis plus confronté à la responsabilité de ma vie, de mes choix. La structure donne un sens à mon existence et me sort de l'anomie en m'accordant un rôle. "










Aussi on voit immédiatement l'interdépendante sécuritaire qui s'installe entre dominant(e) et dominé(e) car pour l'un comme pour l'autre ils s'agit de "supporter ses angoisses existentielles" .... d'avoir un rôle qui donne un sens à son existence.

SKH








mardi 4 août 2009

BLOGMENT VÔTRE

Je suis en vacances, alors forcement je ne vais pas être très présent « blog-ment » parlant. Je vais aller jouer les touristes vers un ailleurs plein de soleil je l'espère. Mais avant de partir je laisse un petit souvenir bien fétichiste avec ces quelques clichés récupérés sur quelques blogs amis d'ici et là que je remercie au passage.























































Et je vous souhaite de bonne vacances si vous partez en Aout, une bonne rentrée si c'est déjà fait ou si c'est en cours. Et à bientôt en fin de mois.