lundi 23 février 2009

K. TORA

J'avais déjà publier un post sur le dessinateur Waldo, sur le blog malheureusement disparu de Maitresse Patricia. Le post n'est donc plus visible et je n'en pas de copie. Même sur la toile parfois les choses disparaissent. Cette fois je réitère avec KAMI TORA. Et c'est à la suite du commentaire de mon très cher e. qui semblait très attiré par le travail de cet illustrateur, que je me suis poser cette question : Qu'est ce qui peut bien nous titiller à ce point dans ces illustrations ? Voici ce que je peux sommairement y apporter comme réponse.





Ce qui me plait beaucoup chez K.T. c'est plus le cheminement mental que l'auteur parvient à nous faire faire, que le dessin lui-même. C'est du style manga, je ne suis pas spécialement fan de ce style. Mais chez K.T. Il y a ce concept de l'usage abondant des fluides. Les larmes semblent sortir d'une fontaine, et les sexes sont dégoulinant de liquide comme si un robinet de gel lubrifiant était grand ouvert. Tout le personnage baigne et luis dans les divers liquides, les larmes, le sperme, la cyprine, parfois la sueur. Et puis toujours ces fesses rouges et brillantes comme des pommes au marché. Ces réalisations de l'impossible, ces postures si simple, si ordinaire et si évocatrice, remplissent d'un érotisme sourd et lourd ces êtres invraisemblables que l'on croirait, que l'on voudrait réel. Ils donnent envies, ils rendent envieux, on désire soit être à leur place, soit devenir celui qui applique, ou pour d'autre celui qui reçoit. Quand je dis « celui », j'entends : celui ou celle.








C'est lubrique, c'est impudique, c'est transgressif, tant dans les scènes DD et SM que ce soit dans les images d'hermaphrodites concupiscents ou de femmes phalliques équipées d'un gode hors catégorie. Tous cachant leur plaisir, leur perversité, sous le masque de la douleur ou de la honte, des larmes, mais trahit par un corps qui laisse échapper la preuve flagrante de ce plaisir, par des fluides corporels surabondants. Comme si éprouver des sentiments contradictoires permettait d'accepter les plaisirs inavouables et la jouissance inouïe que l'on peut éprouver dans la perversion ultra sensuel du BDSM. L'exagération des formes, très prononcée dans le graphisme de K.T, l'usage des fluides luisants, ne sont que la traduction graphique de nos pensées les plus intimes, mais en fait les plus jouissives. Elle nous stimule cette exagération outrancière, elle nous interpelle dans ce que nous avons de plus archétype dans notre inconscient. Des sexes de mâles priapiques d'une taille démesurée, un ithyphallisme de l'ordre symbolique, presque mystique, comme celui que l'on retrouve sur les peinture rupestre du solutréen. Cela touche au plus profond de nos désirs inconscients et ça les fait remonter en surface, K.T. Nous force à nous regarder comme tel, avec l'image de ce que nous éprouvons, de ce que nous faisons avec nos désirs.








La traduction des émotions où le plaisir semble prendre le visage de la souffrance et où la souffrance prend le visage du plaisir. On lit sur son visage, la stupéfaction et la satisfaction qu'éprouve le spanko malgré son corps crispé sous les impacts. On ne sait rien des occasions ou des causes qui ont provoquée la fessée, on ne peut que l'imaginer, mais surtout on lit ce qui en résulte, à savoir, ce mélange de douleur et de plaisir si particulier au BDSM, si particulier à nos plaisirs et nos joies. On adore chez K.T. ces larmes éclaboussantes, qui telle une constante et quelque soit les circonstances, sont omniprésente sur le visage de chaque spanko. Larmes que l'on sait provenir d'un réel plaisir, qui surpasse de loin la douleur qui le provoque et dont il est directement issus. On en arriverai aussi à entendre les cris poussés ou retenus par le spanko, on les imagine volontiers, on les envie, on les désir, on veux les atteindre, les graver à jamais. Ces expressions de fausse pudeur, qui ne peuvent cacher la satisfaction d'un plaisir peu avouable, d'un plaisir indécent, incorrect et pourtant si bon ce Graal de la DD : Aimer se faire fesser et en jouir abondamment.







Se savoir, se sentir vraiment lubrique, et pas comme les autres. Avoir cette différence réprouvé par la moralité qui rend cependant si satisfait, si plein, si épanouit, qui conduit tout simplement au bonheur. Au bonheur d'être soi, au bonheur d'être heureux(se) après une bonne fessée. La complaisance cachée que l'on met à se laisser ainsi maltraiter, fessée comme une enfant, comme une garce, une . Feindre le refus, la résistance, l'opposition, mais se laisser aller de bon cœur à recevoir cette sanction, en pleurer, en avoir vraiment mal, et en jouir de toutes les fibres de son corps, de tous les liens de son esprit. Se laisser emporter dans un maelström de sensations, puissantes, violentes contradictoires entre corps et pensée, mais si cohérente à esprit. Se retrouver dans ce lieu où l'on se dit : « Mais je suis folle (fou) de jouir ainsi, j'aime tant ça ! Tout ça n'est pas normal, et c'est pourtant si naturel pour moi, si évident ! ». Au travers et par les dessins de K.T. Nous pouvons aborder les facettes qui en nous, nous préoccupent parfois. Nous pouvons nous regarder, et même qui sait, mieux nous comprendre, mieux nous accepter. Il crée un prisme qui décompose notre intérieur et notre fonctionnement. Et comme dans tout prisme, on y perçoit chacune de nos couleurs qui, si prisent séparément semblent crues, voir violentes, mais qui toutes réunies font de nous un tout, une cohérente et parfaite lumière blanche.







Ce monde, celui de Kami Tora, c'est un condensé un peu expansif du nôtre, c'est le nôtre, c'est ce que nous aimons, c'est ce que nous voulons tous, c'est pourquoi j'apprécie ou j'aime les dessins et illustrations de Kami Tora.

















samedi 14 février 2009

YOUPI ... C'EST LA

SAINT VALENTIN (ET VALENTINE)...

Alors j'ai le plaisir en cette occasion de vous souhaiter à tous, chères et chers lecteurs et lecteur-trices de ce blogg une très bonne :





Dans ce sens-ci.






Mais aussi bien entendu dans celui-là.



* * * * * * * * *

(et heureusement qu'il ne faut pas attendre l'année prochaine pour recommencer, on peut remettre ça dès ce soir et aussi demain matin ! ! ! )


mardi 10 février 2009

EDUCATION OU ENDOCTRINEMENT - Suite

Un point de différence




Éduquer c'est toujours aller dans le sens du développement de l'être. Que ce soit l'être physique ou l'être psychique. L'éducation doit apporter un mieux être physique, mental et intellectuel. Éduquer tient, en mon sens, en grande partie de la découverte. Que cette découverte soit pour l'un ou bien simultanément pour les deux (car on ne sait pas toujours tout). Découvrir, c'est provoquer des expériences créer des situations, des contextes DD ou D/S. C'est aussi, voir souvent, se lancer dans des pratiques nouvelles, innover si possible, tout en restant dans le cadre du consensus et des limites définies au préalable. Limites qui seront certainement repoussées à la longue, mais limites quand même. Dans l'éducation les propos tenus sont toujours encourageant et valorisant . . . il y a punition, mais aussi récompense, à juste mesure : plus la punition est grande plus la récompense sera grande aussi . . . ça fonctionne dans les deux sens de manière symétrique. Avec la notion d'éducation vient aussi la notion d'accompagnement, de veille, de mise en place de moyens, mais surtout et avant tout de dialogue. On ne cherche pas à outrepasser les besoins de la discipline demandée, on cherche plutôt à anticiper, dans la mesure du possible, les désirs nouvellement naissants directement issus de ces découvertes dirigées. L'éducation, comme tout apprentissage, exige des efforts suivis et une discipline régulière. Mais non seulement de la part de l'éduqué(e), mais aussi et avant tout de la part de l'éducateur. Si celui-ci pour une raison ou pour une autre renonce à ses efforts, s'il ne se maintient lui-même dans une discipline d'éducateur, alors tout ce qu'il cherchera à entreprendre sera inexorablement voué à l'échec.






L'endoctrinement, c'est ce qui va au delà de l'explication, c'est chercher à convaincre, sans écouter, sans même entendre. C'est faire croire qu'il n y a jamais qu'un et un seul chemin à parcourir, a parcourir, qu'il est impératif, obligatoire, qu'il n'existe que celui-là, rien d'autre et pour finir de rajouter un "sinon" ou un "sous peine" ... de voir l'édifice s'écrouler ... de faire marche arrière ... de ne pas être a la hauteur ... de ne pas savoir de quoi on parle . . . etc etc . . . peu importe le prétexte invoquer, mais de sont toujours des propos dévalorisant de toutes manières. Il n y a jamais de récompenses, elles sont montrées de loin, comme une Graal, mais ce n'est que la carotte au bout du bâton.

L'endoctrinement c'est faire justement valoir des doctrines à intérêt unique : celui du dominant. L'endoctrinement DD ou D/S peut selon mon sens (mais cela, comme toujours, n'engage que moi, et j'assume la responsabilité de mes propos) se définir comme l'acte d'induire de manière subtile ou cachée, un processus par lequel on inculque une attitude, un comportement attendu, et relatif à une doctrine que l'on sait malsaine ou erronée, mais que l'on veux obtenir à tout prix pour sa propre satisfaction personnelle. C'est dangereux l'endoctrinement, car pour ce faire l'endoctrineur prodigue alors un enseignement qui interdit l'apprentissage ou même la simple connaissance d'autres perspectives, qu'il décrète ou déclare inutile ou inepte. Il isole, il cloisonne, il prône une vérité unique qu'il présente comme "la vérité". Il cherche à dissoudre l'esprit de comparaison, l'esprit critique, la recherche de preuve. Et si il sent une résistance, un obstacle, de la part de la victime de l'endoctrinement alors l'endoctrineur n'hésitera pas à user avec régularité de divers moyens de pression psychologique, jouant avec plus ou moins se subtilité sur : la culpabilité, la peur, la dévalorisation, en mettant sur le dos de sa victime ses propres agissements, et ainsi inversant les rôles il jouera le rôle de la victime. Il usera aussi du désespoir par manque d'attention ou d'affection, et ne cessera de marteler à l'infini les mêmes affirmations (non fondées par autre chose que, comme nous l'avons dit plus haut, son petit plaisir personnel et particulier, aussi malsain, néfaste et destructeur pour la ou le partenaire soit-il) et bien sur de rétorsion en employant volontairement une forme dissimulée de violence gratuite et oppressante.






Mais le propre de l'endoctrinement, c'est d'amener une personne à aller à l'encontre de ses convictions intimes et de lui faire poser des actes, accomplir des actions qui sont contraires à sa personnalité, à son intérieur, à ce intrinsèquement, elle est. Et réaliser ainsi une dénaturation de cette personne, de modifier son regard sur elle-même à un point que psychologiquement, elle ne se sente plus en capacité de faire de retour arrière, afin que jamais elle n'en sorte. C'est lui faire prendre le chemin du non-retour dans un côté obscur qui n'est pas celui de cette personne, mais au contraire celui de l'endoctrineur. Ce qui dans un cadre BDSM, qu'il soit qualifié de D.D de D/S ou de SM, est totalement destructeur pour la victime de l'endoctrinement







Aussi, parfois, dans les actes concrets de discipline, les méthodes d'éducation DD et D/S peuvent parfois sembler similaire sur certains point avec les méthodes d'un subtile endoctrinement . Mais les résultats ne sont eux pas du tout les même. C'est pourquoi la frontière qui les sépare est par moment très fine. Il est important de veiller à ne pas franchir se point , et pour ce, toujours se remettre en cause, et particulièrement éviter de croire que l'on a toujours raison et que l'on connait toujours tout sur tout. Comme dit précédemment il faut sans cesse évaluer, réévaluer les résultats. L'éducation développera la personnalité et la personne elle-même, augmentant ainsi le conatus. L'endoctrinement détruira petit a petit la victime. Somme toute l'endoctrinement passe à coté du principal c'est à dire l'évolutivité bilatérale de la relation.




PS : Je sais que le rapport texte/image n'est pas vraiment en adéquation, veuillez m'en excusez mais illustrer un sujet comme éducation/endoctrinement c'est une tâche qui n'a rien d'évident. On fait comme on peut et avec ce que l'on a ! ! !

A noter que le débat à également lieu sur : Oserais-jeux






lundi 9 février 2009

EDUCATION OU ENDOCTRINEMENT


Ici et là sur le web on parle facilement de D/S domination soumission ou de DD discipline domestique. On parle, chacun y va de son petit son de cloche, ou de son histoire personnelle. Certain(e)s relatent leurs expériences, d'autres leurs fantasmes. Pour ma part je voudrais soulever une question qui me turlupine. Et une fois encore je jette un autre pavé dans la mare au canard ou tout devrait couler comme un long fleuve tranquille.

Ma question : Où se situe la limite entre l'éducation et l'endoctrinement dans un cheminement, une démarche, D/S ou DD ? Pour le SM la question ne se pose pas : ça marche ou ça ne marche pas. Mais pour ce qui est de la D/S ou de la DD le jeu et l'implication psychique sont beaucoup plus important que dans le pur SM, qui est bien plus orienté sur la sensitivité et les sensations physique, la réponse physiologique à la douleur, que D/S ou DD où la réponse est le plus souvent psychique.






Oui j'aimerais bien qu'au travers de vos commentaires et vos avis, nous puissions mener ensemble cette petite réflexion. Elle peut en effet ne pas plaire à tout le monde, surtout aux petits (ou grands) manipulateurs de toutes sortes qui se servent du prétexte D/S pour assouvir leur besoins de refouler leur médiocrité. Ne suivez pas mon regard , on sait déjà de quel type de psychopathes on cause.

Pour ma part je vous donnerai mon avis sur le sujet dans le prochain post, mais que cela ne vous empêche pas de poster vos commentaires si l'envie vous en prend.