lundi 30 juin 2008

CITADELLE

Antoine de Saint-Exupéry était un des auteurs favoris de ma mère. Elle m'a appris à aimer le lire et le relire. J'ai récemment relus CITADELLE . . . et cette biographie sur Antoine et Consuelo . . . C'est magnifique !

Quand je relis l'introduction de "Citadelle". J'ai toujours un sentiments très trouble . . . Cette confrontation des cultures entre monde arabo-berbère et monde afro-caribéen.








"Car j’ai vu trop souvent la pitié s’égarer. Mais nous qui gouvernons les hommes, nous avons appris à sonder leurs cœurs afin de n’accorder notre sollicitude qu’à l’objet digne d’égards. Mais cette pitié, je la refuse aux blessures ostentatoires qui tourmentent le cœur des femmes, comme aux moribonds, et comme aux morts. Et je sais pourquoi.

Il fut un âge de ma jeunesse où j’eus pitié des mendiants et de leurs ulcères. Je louais pour eux des guérisseurs et j’achetais des baumes. Les caravanes me ramenaient d’une ile des onguents à base d’or qui recousent la peau sur la chair. Ainsi ai-je agi jusqu’au jour où j’ai compris qu’ils tenaient comme luxe rare à leur puanteur, les ayant surpris se grattant et s’humectant de fiente comme celui-là qui fume une terre pour en arracher la fleur pourpre. Ils se montraient l’un à l’autre leur pourriture avec orgueil, tirant vanité des offrandes reçues, car celui qui gagnait le plus s’égalait en soi-même au grand prêtre qui expose la plus belle idole. S’ils consentaient à consulter mon médecin. C’était dans l’espoir que leur chancre le surprendrait par sa pestilence et par son ampleur. Et ils agitaient leurs moignons pour tenir de la place dans le monde. Ainsi acceptaient-ils les soins comme un hommage, offrant leurs membres aux ablutions qui les flattaient, mais à peine le mal était-il effacé qu’ils se découvraient sans importance, ne nourrissant plus rien de soi, comme inutiles, et qu’ils s’occupaient désormais de ressusciter d’abord cet ulcère qui vivait d'eux. Et, une fois bien drapés de nouveau dans leur mal, glorieux et vains, ils reprenaient, la sébile à la main, la route des caravanes et, au nom de leur dieu malpropre, rançonnaient les voyageurs."

Citadelle Antoine de Saint-Exupéry




jeudi 26 juin 2008

SM - D/S




Quels sont les mécanismes d'une relation SM - D/S ?

A la base c'était juste une intuition, c'était confus dans mon esprit. Une sorte de ressenti sur lequel on ne peut mettre de mots vraiment (à moins d'avoir le talent d'un Georges Bataille ou d'un Henri Michaux). Je trainais donc ça en latence, sans vraiment savoir ni l'exprimer ni l'exploiter.

Il y a quelques temps, va savoir pourquoi ! C’est devenu beaucoup plus clair dans ma tête, et au cours d'une conversation, j'en fis part à une amie. Suite de quoi celle-ci estima que mon ressenti correspondait bien a une réalité. Quelque chose elle aussi ressentait profondément. Aussi, elle me demanda (si gentiment) de profiter de mon espace blogg pour en faire un post qui pourrait être utile à d'autres personnes. (Ha ! la philanthropie où ça nous mène ! ? !)

Alors maintenant, et pour toi, c'est chose faite, voici le post sur :

Les mécanismes relationnels D/S - SM

La première chose consistera à se méfier et éviter de commencer directement sur une grande passion amoureuse. La passion amoureuse est tellement aveugle et exclusive qu'elle peut tuer la relation dans l'œuf sans même que l'on s'en aperçoive, surtout et particulièrement si celle-ci n'est pas réciproque. Lorsqu'elle est en sens unique de l'un envers l'autre, on entre des un cercle d'éléments destructeur, car elle entraine beaucoup trop d'incompréhension, et sur tout des attentes qui ne seront jamais ni satisfaites ni assouvies.

Le principe étant qu'il en préférable de commencer dans la puissante affectivité de la complicité puis faire naitre cette passion par la suite si besoin est de part et d'autre. Il y a ce temps de maturation qui laisse le temps au temps pour qu'un univers complice et partagé établisse des liens solides. Théoriquement un dominant doit savoir le faire, et théoriquement une soumise aussi, ce afin de créer cette synergie qui va permettre l'avance et la progression de chacun dans la relation.

Il me semble maintenant plus clair que le chemin d'une soumise vers le don total et la passion (si ça arrive un jour) est celui d'un choix très simple, qui consiste en premier lieu dans le total respect de son dominant, et une obéissance approfondie. Je dénommerai ceci, faute de mieux, comme : "amour SM" pour le différentier du vanille. C'est l'ensemble de ces deux choses qui avec le temps, et si la synergie fonctionne à merveille, induira en toute conséquence la passion amoureuse (sachant que celle ci se situe forcement au delà des notions de SM et de vanille) . . . Ainsi plus la soumise progresse et plus elle avance dans l'obéissance et le respect de son Dominant, plus cet "amour SM" se transformera en un lien passionnel.

Partant de là, il me semble que d'un autre côté, le dom qui pend en main une soumise dans ces conditions, va pour lui aussi transformer les liens premiers en une véritable passion pour sa soumise. C'est alors et alors seulement que tout deviendra possible et que l'environnement extérieur ne pourra en rien opérer de séparation aussi facilement que ça.

PS: Je sais que les explications sont encore un peu confuses sur ce premier jet, elles se peaufineront, là aussi, plus tard avec le temps. Nous auront donc l'occasion de revenir sur le sujet.





mercredi 25 juin 2008

PSYCHO ... (2)

. . . thérapie des autres (parce que c'est pas toujours les même qui doivent s'y coller)

Quand une sadomaso rencontre un autre sadomaso, qu'est ce qu'i's s'racontent ? des histoires de sadomaso.





Nous étions donc au troquet du métro, attablés devant nos Coca et Perrier menthe, il faisait chaud et lourd cet après midi là. Discution à quatre sur les sado et les maso ça va de soi. On revient sur un sujet dejà abordé ailleurs, on est en plein dans la domination, mais là on rentre dans le précis. Et je retiens la définition que donne alors La Flibustière car je la trouve tellement exacte que je me dois de la citer sur ce blogg (cum permissionis) :

"Dans le milieu BDSM on trouve des dominateurs et des dominants."

"Les dominateurs sont dans le faire : ils font parce qu'ils savent, mais ce n'est pas en eux."

"Les dominants sont dans l'être : ils sont dominant et ne pourrait faire autrement car c'est leur nature profonde."

J'aime ce constat, j'aime cette définition, elle est si réaliste. Et je rajoute ce corolaire :

Pour les dominateurs c'est du faire et du paraitre, en gros c'est de l'esbroufe ! Même si la savoir faire technique et pratique si je puis dire est important et maitrisé... il y a quelque par malaise, car fatalement ce sont des pratiques qui ne sont pas en adéquation avec la personnalité de la personne , cela correspond à un apprentissage compensatoire de je ne sais trop quel manque, frustration, besoin de paraitre, de passer pour, et que sais je encore. En fait on trouve plus dans cette démarche un besoin d'affirmer une personnalité qu'il ne possède pas mais qu'ils aimeraient bien avoir. C'est dans cette catégorie que l'on trouve milli-maitres, mé-maitres et maitraillons. Et là ne me demandez pas si c'est pathétique ou pathologique, je n'en sais rien.

Maintenant ne me faites pas dire non plus ce que je n'ai pas dit, car dans les dominateurs c'est bien connu il y a les bons, les cadors, ceux qui sont au top du top. Et d'ailleurs il faut le dire aussi ceux ci sont très recherché, fortement prisé de toute part. Les dominateurs de grande classe n'ont rien a voir avec la pseudo dom et milli-maitre, ils sont apte à nourrir les fantasmes, les envies ou les besoins de bien des soumises expérimentées ou "en devenir", tant la maitrise de l'art leur est acquise.

Pour les dominants, c'est de l'être, c'est de l'inné, c'est ainsi, et même parfois sans savoir pourquoi ni même comprendre. Là le savoir faire pratique et technique viens plus vite plus fort, plus facilement, c'est presque instinctif, sensitif, sensuel, sexuel. Être, c'est posséder cette nature dès l'origine. Le dominant est comme ça parce qu'il est dominant en toute chose. Quelque soit l'adversité dans sa vie il reprendra le contrôle, grâce à cet instinct purement animal. On ne peut pas jouer la comédie, à moins de vivre dans le dénie de soi, et là on se crée un tel mal-être que tout peut devenir insupportable jusqu'à sa propre vie.

Il est noter que ce n'est pas parce que l'on est dominants que l'on est forcement plus violents que les dominateurs. Au contraire je crois que les dominants de par la connaissance de leur propre nature sont plus enclin au self contrôle, plus enclin à agir dans l'innée et la symbiose avec la soumise.

Les dominateurs ont une aptitudes pratiques, il sont obligé d'être dans la concentration, à l'écoute permanente, dans la rectification et la correction de tir, parfois même dans le doute a savoir s'il est judicieux et pertinent de faire ceci ou cela à tel ou tel autres moment. Face à certaines soumises maoschistes a très forte personnalité, ils peuvent perdre leurs moyens, se trouver déstabilisés, décontenancés. Ils vont perdre toute consistance, même les meilleurs. Je précise encore qu'il s'agit de dominateur grande classe, alors que chez les maitraillons on retrouve la même typologie de violence que dans la violence conjugale . . . elle peut être, revancharde, exutoire, extrême et totalement incontrôlée.

Et pour finir et pour éviter les polémiques sans fin , nous parlons de "Domination" principalement masculine et non pas de sadomasochisme ! Être sadique ou masochiste c'est encore autre chose. Je vous en parlerai plus tard, si vous êtes sages !




sinon ! Aïeeee





mardi 24 juin 2008

PSYCHO...

...THÉRAPIE sur internet !

Au départ il y a cette petite phrase bien connue : Quand le blanc dit au noir :"Saute", le noir répond au blanc : "A quelle hauteur ? "






Je reste sur cette idée des alphabatix, car j'ai volontairement fais l'impasse sur le terme : ESCLAVE . . . A chacun ses tabous en ce qui concerne l'emploi des mots dans le BDSM. Mais d'un autre coté je me vois en train de demander à Panaché de réagir sur d'autres mots. Bref là je tombe dans le "faites ce que je dis mais pas ce que je fais" et ce n'est pas très bon, il faut que j'assume, et ce jusqu'au bout.





J'avais prétexté à Elle à Lui que je n'utilisais pas le mot esclave car c'était un principe, et qu'on ne déroge pas aux principes, blablabla. En fait c'était une bien piètre excuse pour ne pas regarder, ni entendre mes propres démons. Forcement étant créole, issue de l'esclavage et du commerce triangulaire, le mot esclave à une valeur et un impact profond dans mon inconscient, autant que de ma construction identitaire et mon histoire culturelle.

Elle à lui me disait de ne pas regarder ce mot sous un prisme historique, mais de chercher a en appréhender un sens plus large, un sens différent connu de tous dans l'univers BDSM. Chose en effet assez difficile pour moi, compte tenu justement du sens chargé d'histoire que revêt ce mot. Il a en mon esprit cette connotation de trafic commerciale de l'humain par l'humain et des abominations commises au cours de 400 ans de traite nègriere.

Comme le décrit si bien Frantz Fanon dans deux ouvrages : "Peau noire et masque blanc" ainsi que "Les damnés de la terre" nous sommes des aliénés à ce qu'il nomme l'esclavage mental. Les chaines des maitres (les béké) sont tombées voici 150 ans , mais celles de l'esprit demeurent aujourd'hui encore. C'est une évidence à laquelle il faut se rendre bon gré mal gré, et ça crée des blocages mentaux.


Cependant, je ne peux faire moins que ce que je demande à Panaché. Je passe outre moi-même et me "dé-aliénise" :


esclave =

Ensorcelante idée de ne plus être à soi, en une percée franche
Sentir sa volonté s'offrir et s'effriter dans l'abandon total.
Capituler sans condition au delà des réticences premières, se
Livrer en confiance aux plaisirs de perversions satrapiennes et
Avouer sans pudeur, yeux baissés, son besoin de liens, de chaines
Volontairement acceptées, violente revendication des
Entraves permanentes, sans autre choix que d'êtres propriété.





mardi 17 juin 2008

LES MOTS DES LIENS

Sur le collier était posé cette question :

Les mots: soumise, chienne, salope, pute, catin, jouet, objet, esclave, chose, reviennent souvent en bdsm mais ils ont une définition souvent différentes selon les personnes qui les utilisent. Qu'elles sont les vôtres ?





Voici en blogg . . . ma réponse


soumise (soumission) =

Servir celui que l'on aime
Obéir avec passion
Unir les âmes et les corps
Maintenir l'attitude
Incendier son esprit
Sourire en sa présence
Savourer chaque douleur
Incuber ses attentes
Ondoyer d'ondinisme
Noblesse oblige . . . (n'est ce pas?)

chienne =


Comme une fée des désirs malséant
Honnissant les hésitations des incertains
Irradiant de ses effluences vulvaire
Elle enlève toutes inhibitions prudes et futiles
Nourrissant les profondeurs des pulsions affolés
Nulle au monde mieux qu'elle ne saurait à ce jour
Enchaser les millions de secrets de la distillation séminale

salope =

Suceuse elle domine dans sa pratique enchanteresse
Avaleuse elle surprend même les plus aguerris
Lappeuse elle se fait plus chatte encore
Ondinisante elle trouble les turbulents abysses de nos âmes
Précieuse et perverse elle dévoile lentement son lotus
Et adorable du matin au soir elle amadoue l'ardeur de nos corps

pute =

Princesse sachant
Utiliser ses méninges
Tout autant que son corps
En toutes circonstances amoureuses

catin =

Couronnée déjà des lauriers de la victoire,
Au petit matin, dans la lumière pâle, elle
Tressaille encore de nos escarmouches homériques.
Inventant des figures, suivant du doigt les zébrures sur sa peau
Nue, yeux fixés sur le fouet, elle me sourit et murmure : "Encore".

jouet =

Jalouse et câline
Optant pour les meilleurs délices
Unissant les impossibles artifices
Espiègle ou envahissante elle est
Toujours prête à une exploration malicieuse

objet =

Ondulante et mouvante, sans crier sous le fouet mutin
Blasphémateur de son sexe au pubis offert,
Jouant au delà des conventions, pour ne plus être
Ennuyée par la routine de jeux trop souvent répétés,
Toujours en recherche de narquoises nouveautés, elle dit : "Oui."



esclave = Désolé . . . c'est banni de mon langage !


chose =

Comme une petite grippeminaude
Hôte de mes sens en émoi
Offerte en permanente à ma perversité
Savourant tous les plaisirs masochistes
Encore plus lorsque ses yeux brillent




samedi 14 juin 2008

SPECIALE DEDICACE

Car le passé est ce qu'il est . . .

et que l'avenir deviendra ce que tu en fera . . .





à Toi Lo






dimanche 8 juin 2008

SOLEY

Il fait beau ce dimanche

samedi 7 juin 2008

AQUITAINE

Une , sinon la plus belle région.

Quoiqu'il puisse arriver dans la vie, dans ma vie, à deux pas de chez moi, il y a ceci . . . et ça vaux tous les trésors du monde. Comme l'a si bien chanté Obispo : Ici sur pilotis, refuge de mes amours englouties, mon cœur d'éponge à la dérive, les marées ne me feront revenir.



L'ile aux oiseaux




L'ile aux oiseaux




Le banc d'Arguin




Dune du Pyla




Dune du Pyla : D'un coté l'océan de l'autre la foret !



Ici sur pilotis
Refuge de mes amours englouties
Mon cœur d'éponge à la dérive
Les marées ne me feront revenir
Je reste avec les étoiles de mer
Les oiseaux des terres amères
Et mon cœur qui se perd

Au-dessus des marées
J'ai de l'amour à perpétuité
Pour Pyla sur mer, Arguin, Ferret
La Pointe aux Chevaux de mer, l'été
Arcachon, Piquey et Frédéliand
Les glaces sur la jetée
Pourraient bien me manquer

Je suis tombé pour elle
Je n'ai d'yeux que pour elle
Ma maison, ma Tour Eiffel
Quand mes amours prennent l'eau
L'île aux oiseaux

C'est ma Tour de Babel
Mon phare, ma citadelle
Mon cinéma, mon repère
Mon oasis, mes amours à la poubelle
Et quitte à perdre pied
Je n'ai d'yeux que pour elle
Ma maison, ma Tour Eiffel
Quand mes amours prennent l'eau
L'île aux oiseaux

Je suis tombé pour elle
Je n'ai d'yeux que pour elle
Ma maison, ma Tour Eiffel
Quand mes amours prennent l'eau
L'île aux oiseaux

L'île aux oiseaux...
Je suis tombé pour elle
L'île aux oiseaux...
Je suis tombé pour elle
STOP . . . .