dimanche 27 mai 2007

NOUS NE SOMMES PAS CONTRE

...UNE CERTAINE ANIMALITÉ

A cette époque de politiquement correcte et de pensée unique, il est évident que nous sommes un peu retord, nous autres, les sexuellement pervers : sadomasochistes et fétichistes de tout poil. On va tout de même à l'encontre des règles établies du comportement social et de la bienséance morale. Vraiment tout pour se faire monter du doigt ! "Mais qui sont donc ces gens ?". "Ce sont des détraqués !" En deux mots comme en trois, on seraient presque des perturbateurs de l'ordre publique. On ne rentre pas dans le rang, ça c'est un fait. Électron libre des sexualités alternatives, on prend du plaisir là où d'autres ont mal.

Qu'est-ce à dire ? Que l'on seraient différent du reste du monde ? Ou bien que l'on gêne la "bonne" pensée ? Pour ce qui est de vivre d'une manière différente, ça non, je ne le crois pas vraiment. Nous sommes nous autant citoyens, contribuables et consommateurs que tout un chacun. Par contre là, je ne nie pas que nous sommes une épine dans le pieds de la morale "bien pensante" avec notre manie de nous vêtir de cuir, de nous attacher, de nous fouetter, de nous couvrir de cire (exemple parmi tant d'autres choses encore) et d'aimer ça. Alors toutes questions bien posées, qu'est ce qui motive cette gêne chez nos concitoyens vanilles ?

Car cependant nous n'avons généralement pas ou si peu de pratiques publiques. Nous sommes souvent entre nous à la maison, et assez discret quand nous sortons. Nous n'avons pas vraiment pour habitude de faire du bruit autour de nous. Ha ! oui nous occupons un espace web assez conséquent, mais tout de même pas vraiment plus que "les recettes de tante Pauline" ou "le jardin de Nicolas". Il y a bien ces clubs qui organisent une ou deux fois l'an des "grands messes" du fétichisme et du S.M, mais on ne peut pas dire que ce soit monnaie courante. De plus ces grands messes regroupent autant les vanilles en manque d'émotions que les adeptes confirmés. Tiens à propos de ces vanilles ! Que viennent-ils chercher dans ces grandes soirées ? De l'émotion ? Pas seulement ! Ils y trouvent aussi un espace festif de liberté, de convivialité qu'ils ne trouvent peut-être pas si facilement dans leur entourage.

Une pub diesel

Cette liberté de la pensée, de l'action, et des choix que l'on assume en toute conscience et toute conviabilité. Nous exaltons notre nature et nous la vivons, un peu comme les animaux sauvages ne renient pas leur état, ils vivent avec. Alors en ce sens, de l'animalité oui, nous en avons certainement. Il s'agit de cette noble Animalité qui nous fait aspirer à plus de créativité, plus d'expression, plus de liberté, plus peut-être aussi de tolérance. Notre Animalité consciente et contrôlée semble faire bien des envieux. D'ailleurs, les publicistes n'hésitent pas à nous utiliser pour le commerce de produits sans aucun rapport avec notre environnement ou nos pratiques. Là aussi on peut dire que le monde un peu trop lisse dans lequel ils évoluent à besoin de notre animalité, de notre instinct et notre puissance. Serions nous le nouveau "bad model", celui que l'on condamne (officiellement), mais qu'on aimerait bien être (officieusement de temps en temps). Aussi pour les "bonnes consciences", nous amalgamer à des pornocrates est beaucoup plus facile que de chercher à nous comprendre. Pourtant par rapport au dégâts sociaux de la pornographie couramment admise, on peut vraiment dire que nous sommes des enfants de coeur, des petits baigneurs, des touristes! Par définition on ne s'imposent pas, si nul ne vient nous chercher on ne se montre pas ! On ne fait pas spécialement de prosélytisme auprès de la maison vanille.

Dominant(e) ou bien soumis(e) nous avons en nous cette force sauvage qui nous permet d'aller au bout de nous même. Cette force c'est certainement ce qu'il leur manque dans leur pensée unilatérale, lisse, propre et toute en conformité. Nous savons assumer une partie de nous en toute liberté. Aussi, que vive encore longtemps notre Noble Animalité, celle qui préserve en nous ce souffle de créativité et d'originalité, qui met un peu de diversité et de couleur dans notre monde.

Une autre pub diesel

Ceci dit, nous sommes une minorité peu revendicative, complètement fondus dans la masse, car si on ne se déclare pas, dites-moi qui peut le savoir ! ?

samedi 26 mai 2007

ON OUBLIE BIEN TROP SOUVENT

L'intelligence aiguisée des soumises et soumis ..... !

Et là on commet une grave erreur. Je suis parfois choqué de la vision stéréotypée qui coure dans l'imaginaire de dominant(e)s. Car en gros et sans détails, essayons de reprendre le principe de la soumission dans le cadre du BDSM.

Soumises et soumis sont avant tout des êtres humains. Et à ce titre méritent autant de respect que quiconque pour leur personnalité. Penser que soumises et soumis sont des êtres faibles, indécis, est une idée aussi absurde que stupide. Il est tout de même bon de bien prendre conscience que soumises et soumis sont toujours dotés d'une forte puissance de caractère et d'une grande force intérieure. Ce qui leur permet d'assumer et vivre leurs choix et leurs préférences en toute conscience.

Ne pas oublier non plus que ce sont des personnes accomplies physiquement et psychiquement. Le fait qu'elles acceptent volontairement d'appartenir corps et âme à un homme ou une femme, provient d'une situation consensuelle, où elles auront elles-même déterminées une autre personne comme dominant(e) - maître ou maîtresse.

Source photo : flickr (http://www.flickr.com)

Au-delà du formalisme, soumises et soumis savent parfaitement transcender leurs plaisirs dans l'offertoire de leur corps, leur chair et leur esprit. Il faut aussi savoir que soumises et soumis sont des personnes très souvent dotés d'une intelligence et d'une culture approfondie. Ce sont aussi des gens, parfois autodidactes, dont l'instruction est époustouflante. Ce qui n'en n'a que bien plus de mérite.
Il suffit de parcourir le net et de lire* les blogs des un(e)s et des autres pour très vite se rendre compte du niveau général d'instruction et de culture qui règne dans le SM. On a beaucoup à apprendre les uns des autres si on veut bien s'en donner la peine. J'ai rarement rencontré des "ânes bâtés" dans la catégorie soumission. Il m'est par contre arriver de rencontrer des sérieux voir furieux crétins dans la catégorie dominants mâles.

Je ne fais pas l'apologie de la soumission, et encore moins le discrédit de la domination.... soyons sérieux (... pour une fois : lol !). Je dis simplement que certains dominants à l'ego quelques peu démesuré, ne prennent justement pas la mesure du mental des soumises et soumis. Ce qui génère parfois des incompréhensions et des échecs dans la relation. A eux de comprendre, expérience aidant, que dominer n'est pas tyranniser. Que parfois les exigences doivent être revue à la baisse, et que ce n'est pas pour autant perdre la face ou l'autorité, mais bien évoluer vers une relation intelligente, partagée et contrôlée. Je crois aussi qu'il ne faut pas chercher à systématiquement imiter, une relation ou une situation "vue ailleurs", en croyant que c'est un état général dans le SM. Les protagonistes n'étant pas les mêmes , les envies , les besoins et les désirs sont tout autant divers et différents. On ne peut généraliser dans les pratiques SM, il faut soit s'adapter, soit trouver son alter-ego.

Je ne cesse de dire qu'un(e) dominant(e) n'est dominant(e) que par la volonté de soumis(e). Tout le pouvoir ou la "supériorité" d'un(e) dominant(e) ne tient que sur cet accord tacite. A lui de chercher à le maintenir en équilibre.

*(et je dis bien lire, non pas parcourir du coin de l'oeil)

Photo : Bernd MAYR

Juste en passant, j'en profite pour rajouter.

Il y a aussi ces fausses rumeurs récurrentes en ce qui concerne "les soumis", qui sont entretenues chez les vanilles, et qui traînent dans les oreilles des "newbies". Penser que ce sont tous des avocats, hommes d'affaires, hommes politiques ou journalistes à succès, en manque de "punition", qui voudraient "expier" leur excédent d'autoritarisme en étant sévèrement humiliés par une dominatrice, c'est archi faux (le fameux TEP : total exchange power - échange total des pouvoirs). Ce ne sont que des jeux que pratiquent certains. Ce n'est absolument pas le cas de tous et toutes. Dans le fétichisme et le BDSM il y a des pratiquants de toutes catégories socio-professionnelles et classes sociales.

A ce propos il faut aussi noter que certains groupes voient là une forme de revendication politique, en créant une contre-culture de la diversité et du métissage, en opposition à la pensée unique qui tendrait à s'instaurer de plus en plus dans nos sociétés. Preuve supplémentaire s'il en est que dans le BDSM ce ne sont pas les idées ni les intelligences qui font défaut.

vendredi 25 mai 2007

DRÔLE DE CAP...

Il semble que ce blogg commence à changer de cap ... le ton devient "sérieux"... y va p'têt falloir que ça change ! non ?
Illustration : Arthur de Pins

Pour commencer, voici une petite image plus réjouissante. Et surtout que penser d'un fessier si bien chauffer qu'on peut y cuire un oeuf ?


Bon sur ce j'espère quand même que dans les jours à venir les thread seront un peu plus joyeux !

Pas vous ?

mardi 22 mai 2007

22 MAI 1848

ABOLITION DE L'ESCLAVAGE...dans les colonies françaises.

Victor Schoelcher

Schoelcher rédige la pétition pour l’émancipation immédiate publiée par la Société Française pour l’Abolition de l’Esclavage, 1847

« Nous demandons, Messieurs, l’abolition immédiate et complète de l’esclavage dans les colonies françaises ;

Parce que la propriété de l’homme sur l’homme est un crime ;

Parce que l’épreuve des lois des 18 et 19 juillet 1845 a rendu plus manifestes que jamais l’insuffisance et le danger des moyens prétendus préparatoires ;

Parce qu’aujourd’hui même ces lois ne sont pas encore appliquées dans leur entier ;

Parce qu’on ne peut détruire les vices de la servitude qu’en abolissant la servitude elle-même ;

Parce que toutes les notions de justice et d’humanité se perdent dans une société à esclaves ;

Parce que l’homme est encore vendu à l’encan, comme du bétail, dans nos colonies ;

Parce que la prolongation de l’esclavage porte atteinte aux véritables intérêts des colonies et à la sécurité de leurs habitants;

Parce que l’abolition, en réhabilitant le travail agricole, y rattachera toute la population libre ;

Parce que l’affranchissement des nègres français entraînera l’émancipation de toute la race noire ;

Parce qu’en vertu de la solidarité qui lie tous les membres de la nation entre eux, chacun de nous a une part de responsabilité dans les crimes qu’engendre la servitude ».


Voici un résumé des évènements
tels qu'ils se passèrent en mon île adorable : MADININA (Martinique)....


Le déclenchement du mot d'ordre de l'insurrection donné par les nègres marons* et les captifs des plantations circule depuis avril, et le 20 Mai, sur une habitation de Saint-Pierre, l'esclave ROMAIN, qui joue du tambour pour accompagner ses compagnons qui râpent le manioc, malgré l'interdiction formelle du géreur** , est emprisonné, c'est l'émeute. Une manifestation autour de la prison de Saint Pierre le fait libérer le 21. De retour de la ville, un groupe venu du Prêcheur, localité au Nord de Saint Pierre est pris dans une embuscade montée par un planteur. Vingt cinq personnes sont tuées, ce qui déclenche une insurrection généralisée.

Le déroulement des faits relaté par Armand Nicolas :

" les navires de France n'apportaient toujours pas le décret d'émancipation tant attendu, la déception fit place à l'inquiétude du côté des esclaves, les mesures sévères prises par les maîtres pour tenir les ateliers firent naître dans l'esprit des esclaves que les blancs tramaient un complot contre eux et se disposaient à les attaquer. Il suffisait d'une étincelle pour mettre le feu aux poudres. Cette étincelle fut l'arrestation de l'esclave Romain de la propriété Duchamp à Saint-Pierre.

C'était la coutume, chez les esclaves, après la prière du soir de battre le tambour en " grageant " le manioc. Le géreur, fils du propriétaire, interdit le tam-tam. Les esclaves interprétèrent cet ordre comme une brimade. L'esclave Romain battit le tambour, le géreur fait fermer la gragerie, protestation des esclaves, plainte du géreur au Maire de Saint-Pierre, Romain est conduit en prison, tout l'atelier demande à partager sa captivité, la nouvelle se répand rapidement, de toutes parts affluent vers Saint-Pierre des groupes armés de coutelas, par milliers les esclaves occupent Saint-Pierre.

L'adjoint au maire, Pory-Papy, intervient et fait relâcher Romain, le massacre à été évité du justesse. Tout semblait rentrer dans l'ordre lorsque arrivèrent à Saint-Pierre, pour être conduits à l'hôpital, les victimes de la fusillade du Prêcheur.

En effet au Prêcheur régnait Huc, maire et gros propriétaire, lorsque les cultivateurs du Prêcheur entendirent le son des conques de lambi venu de Saint-Pierre, ils se groupèrent, Huc avait pris des mesures de défense et disposait de 59 hommes armés. En pénétrant dans le bourg, les colonnes des travailleurs qui reviennent de Saint-Pierre (environ 2000) se heurtent à cette troupe. C'est alors que se produit la fusillade. Les premiers blessés furent conduit à Saint-Pierre, mais une véritable bataille se déroula au Prêcheur, une partie de la soirée. Plusieurs maisons du bourg, des habitations furent la proie des flammes, 25 tués et 50 blessés parmi les esclaves et les libres.

Le gendre de Huc, Dujon, rencontré sur la route fut tué par les insurgés qui conduisaient les blessés à la ville. Lorsque les blessés du Prêcheur arrivèrent à Saint-Pierre, ce fut une explosion de colère. L'alarme se répandit dans la grande cité. Les Blancs craignant des représailles se barricadèrent chez eux. Dans la rue de la Lorgnette, il y eut dans la maison du M. de Sanois une réunion nombreuse dont faisait partie M. Desadaye, maire de la Grand' Anse (Lorrain) qui en 1833 s'était signalé dans la répression de l'insurrection des libres de cette région.

Le bruit courut alors qu'un camp s'était formé dans cette maison et que les blancs voulaient égorger les Noirs. La foule se porta à la rue de la Lorgnette. Le citoyen Aristide Tom se présenta, au nom des manifestants, pour demander aux occupants de la maison de remettre leurs armes. Il leur fut répondu qu'on avait aucune intention hostile. Mais les coups de feu partirent des fenêtres de la maison, tuant un homme du peuple nommé Michaud. Des coups de fusil furent échangés. La foule mit le feu à la maison : 32 personnes y furent brûlées. L'incendie s'étendit à huit maisons voisines et menaçait de détruire la ville. Les bourgeois de couleur organisèrent des patrouilles pour calmer la colère du peuple et empêcher l'extension du feu. Plusieurs blancs avaient été attaqués comme porteurs d'armes. La plupart des familles blanches terrifiées s'étaient réfugiées en hâte sur les navires en rade.

Le navire ''La Caravane'' arriva de Fort Royal (Fort-de-France) avec une compagnie de grenadiers. A la vue de ce renfort, les insurgés menacent de tout brûler si un seul soldat est mis à terre. La menace fait son effet. Le Conseil municipal de Saint-Pierre se réunit d'urgence et vote à l'unanimité l'abolition de l'esclavage.

Dans toute l'île, des incidents plus ou moins violents s'étaient déroulés le 21 et le 22 mai 1848, comme au Marin, à Trinité ; Fort Royal se trouvait pratiquement aux mains des insurgés. Le gouverneur, le général Rostoland, n'avait qu'une seule ressource, pour éviter le pire. Il décréta l'abolition de l'esclavage le 23 et décida qu'aucune poursuite ne serait intentée contre les révoltés.

Une immense explosion de joie remplaça alors l'exaspération des esprits. Les maisons se pavoisèrent aux trois couleurs. D'énormes cortèges parcouraient les rues en criant : "Vive la liberté".

Le marquage au fer des esclaves

Décret d'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, 27 avril 1848.

Ministère de la Marine et des Colonies - Direction des Colonies

République Française - Liberté - Égalité - Fraternité

Au nom du Peuple Français

Le Gouvernement provisoire,

Considérant que l'esclavage est un attentat contre la dignité humaine;

Qu'en détruisant le libre arbitre de l'homme, il supprime le principe naturel du droit et du devoir; Qu'il est une violation flagrante du dogme républicain: ‘Liberté - Égalité – Fraternité’;

Considérant que si des mesures effectives ne suivaient pas de très près la proclamation déjà faite du principe de l'abolition, il en pourrait résulter dans les colonies les plus déplorables désordres;

Décrète:

Article Ier
L'esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d'elles. A partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres, seront interdits.

Article 2
Le système d'engagement à temps établi au Sénégal est supprimé.

Article 3
Les gouverneurs ou Commissaires généraux de la République sont chargés d'appliquer l'ensemble des mesures propres à assurer la liberté à la Martinique, à la Guadeloupe et dépendances, à l'île de la Réunion, à la Guyane, au Sénégal et autres établissements français de la côte occidentale d'Afrique, à l'île Mayotte et Dépendances et en Algérie.

Article 4
Sont amnistiés les anciens esclaves condamnés à des peines afflictives ou correctionnelles pour des faits qui, imputés à des hommes libres, n'auraient point entraîné ce châtiment. Sont rappelés les individus déportés par mesure administrative.

Article 5
L'Assemblée Nationale règlera la quotité de l'indemnité qui devra être accordée aux colons.

Article 6
Les colonies purifiées de la servitude et les possessions de l'Inde seront représentées à l'Assemblée Nationale.

Article 7
Le principe ‘que le sol de la France affranchit l'esclave qui le touche’ est appliqué aux colonies et possessions de la République.

Article 8
A l'avenir, même en pays étranger, il est interdit à tout français de posséder, d'acheter ou de vendre des esclaves, et de participer, soit directement, soit indirectement, à tout trafic ou exploitation de ce genre. Toute infraction à ces dispositions entraînerait la perte de la qualité de citoyen français.

Néanmoins, les Français qui se trouveront atteints par ces prohibitions, au moment de la promulgation du présent décret, auront un délai de trois ans pour s'y conformer. Ceux qui deviendront possesseurs d'esclaves en pays étranger, par héritage, don ou mariage, devront, sous la même peine, les affranchir ou les aliéner dans le même délai à partir du jour où leur possession aura commencé.

Article 9
Le Ministre de la Marine et des Colonies et le Ministre de la Guerre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret.

Fait à Paris, en conseil de gouvernement, le 27 avril I848.

Signé:
Les membres du Gouvernement provisoire:
DUPONT (de l’Eure), LAMARTINE, CRÉMIEUX, GARNIER-PAGÈS, A. MARRAST, Louis BLANC, ALBERT, FLOCON, LEDRU-ROLLIN, ARAGO, MARIE.

Le Secrétaire général du Gouvernement provisoire: PAGNERRE».

Pourquoi fêtons nous le 22 mai ? Parce que c'est la date où à été proclamé le décret d'abolition de l'esclavage et la fin (supposée) de notre servitude. Proclamée dans la nuit du 22 à la hâte pour évité un bain de sang, il à été effectif le 23 mai. Avec ou sans décret d'abolition les nuits des 21 et 22 mai donnaient la liberté aux esclaves de gré ou de force. Toute l'île etait en plein soulèvement. La proclamation du décret à permis d'éviter des massacres tel qu'Haiti - première république noire au monde - en avait connu en 1804.

* Esclaves en fuite
** Un mulâtre ou un noir affranchi qui surveille les esclaves perché sur une mule.

lundi 21 mai 2007

J'AI TOUJOURS TROUVE CA...

BEAU.......

Mâat et Hathor

Juste une ivresse
Pour que l'on cesse de boire
Une cicatrice Pour
que l'on puisse y voir

Où que l'on aille
Nos fiançailles

Juste une audace
Pour qu'on s'embrasse un peu
Une friandise Pour
qu'on attise le feu


Où que l'on aille
Nos fiançailles

Fuerte fuerte
Y con la muerte
Voy a hacerte una cancíon
Dentro dentro
Y con el viento
Me atormento sin razón

Où que l'on aille
Nos fiançailles

Lourds sont nos promesses et nos liens
Courts sont les kilomètres en train
Sourds ses mots d'amour et les miens
Sourds ses mots d'amour et les miens

Juste une ivresse
Pour que l'on cesse de boire
Une cicatrice
Pour que l'on puisse y voir

Où que l'on aille
Nos fiançailles

A la mi-juillet
Quand on soupire aux portes
Quand le cœur nous emporte
Et qu'on a mal aux reins
Et qu'on se dit que rien
N'est aussi prestigieux
Que les sommets neigeux
Quand on se dit peut-être
Ce que l'on voudrait être
Juste au-dessus des règles
Quand on se dit qu'on peut être...

Un aigle


Nilda Fernandez

jeudi 17 mai 2007

IL FAUT APPRIVOISER LA BETE !

Pour tous dominant(e)s il faut vite apprendre à mater son ou sa soumis(e). C'est un mot d'ordre commun qui circule de bouche à oreille.

Ce que je dis là vous semble une évidence? N'en soyez pas si sur! Car même si c'est une évidence ... on ne le dira jamais assez : Il faut apprivoiser la bête.


Photo : JFT - (Je ne connais pas, mais qu'est-ce qu'elle me plaît...lol)

Car avouons-le, combien de fois nous sommes nous trouvés face à une rébellion surprise ! Même les plus expérimenté(e)s on connu ça. On est dominant(e) et on se croit au sommet de la pyramide SM ad vitam eternam ! Mais Crac-Boum, voilà du rififi dans les bondages, du mou dans les cordes, du relâchement dans la laisse. Aujourd'hui Soumis(e)s a ses humeurs (genre : mauvaises) et refuse presque catégoriquement tout jeu. Ou c'est pas son jour, ou c'est pas le nôtre, mais pour faire court il traîne dans l'air comme un esprit de contradiction systématique ! On croyait pourtant bien le(la) tenir celui-lui ou celle-là, vaine illusion, et tout ça ne présage rien de bon. On ne va quand même pas foutre en l'air une séance que l'on prépare depuis l'avant-veille et dont on rêve depuis une semaine.

Alors grande question ! Faut-il mater la rébellion ou apprivoiser la bête ?

L'autorité est remise en cause, ça frise la rupture, ça sens le début de la fin. Est-ce qu'on s'est attaqué à un trop gros morceau? As-t-on eu les yeux plus grand que le ventre ? Non je vous rassure tout de suite, rien de tout ça. Seulement il se trouve que ce soir (mais ce peut être aussi le jour), notre parèdre est nerveux comme un poux. Alors réprimer ou transiger ... ma foi qu'est ce qui a le plus de valeur ? La dogmatique BDSM (le ou la dom ne cède jamais - Quitte à perdre son ou sa soumis-e) ou la préservation d'une relation à laquelle on tient vraiment ?

Personnellement le choix est vite fait, bien fait : Tant que faire se peut, je préserve la relation.

Photo: source inconnue (peut-être sur le blog d'exigeant)

Place à la diplomatie ! Premièrement recherche des causes et ensuite explications. Puis reprise en main du sujet là où nous l'avions laissé, c'est à dire à proximité d'une merveilleuse séance. On reste à l'écoute et on se remémore bien la première fois que l'on à pu "séduire" la bête. Ce n'était certainement pas avec du fiel, alors on fait ressortir toute la magie de cette première fois. Notre bête douce et docile venait manger au creux de la main. On calme, on parle, on rassure, on caresse si nécessaire et voilà que notre grizzly redevient notre petit(e) ourson(e) favori. De l'imagination que diantre, la séance ne commencera pas sur les chapeaux de roues, mais elle va être sublime, parce que certainement improvisée et calquée sur l'humeur de notre petite bête de nouveau apprivoisée. On recherche cette symbiose qui permet de converger ensemble vers le même but. On la trouve, et on la met en scène. Les rôles se rétablissent, on retrouve ce statut, parfois précaire, de dom, et notre bête adoucie vient nous tendre sa laisse. Ce n'est plus ce petit prince réfractaire qui exigeait : "Dessine-moi un mouton".... mais ce renard sauvage qui demande doucement :" S'il te plaît apprivoise-moi !"**

Nous voici reparti sur le nuage des plaisirs inavouables (du moins c'est ce que l'on dit d'eux, mais en vérité je n'en pense rien. Il sont tout à fait avouables et plus que plaisants !).

**( A. de Saint-exupéry : Le petit prince )

mercredi 16 mai 2007

TROUVEZ VOTRE CHAPEAU

Nous fréquentons souvent, tous autant que nous sommes, moult forums et chats. Ce sont des espaces virtuels de discussion où chacun arrive y pose sont grain de sel. Personnellement, j'aime y mettre aussi des grains de poivre ! Mais je suis de nature espiègle un rien taquin, c'est comme ça. (rires) . Et il s'avère aussi que dans un contexte l'anonymat, les discussions tournent à la polémique, parfois à la joute verbale au cours de laquelle les participants critiquent vertement et peu tendrement les arguments des uns et des autres, et surtout s'efforcent de rallier à leur cause "le plus grand nombre". Sans pour autant d'ailleurs se soucier d'envisager des perspectives efficaces pour répondre à une question donnée.


Un psychologue anglais : Edward de Bono, a développé la notion de pensée latérale. Car selon lui, le plus grand obstacle à une réflexion, ou une discussion, c'est la confusion. Il a donc mis au point ce qu'il nomme la méthode des 6 chapeaux. Cette méthode est un modèle qui peut être utiliser pour explorer les différentes perspectives d'une situation à dimensions complexes. Le BDSM est justement pluridimensionnel et de haute complexité tant il est nébuleux. Aussi comment aborder une discussion, sous quel chapeaux ?


Edward de Bono distingue 6 types de pensée : la pensée critique, la pensée objective, la pensée émotionnelle, la pensée latérale, la pensée positive, la pensée organisatrice. Pour chacun de ses modes de pensée il associe un chapeau de couleur différente : blanc, rouge, noir, jaune, vert, bleu. La couleur de chaque chapeau est liée à un type de pensée.

Chapeau blanc : La Feuille de papier, le chapeau blanc se rapporte aux données et aux faits, il est informatif et objectif.(*)

Chapeau noir : Robe du juge, il souligne les critiques, les aspects négatifs, les raisons qui empêchent l'action. Il développe aussi les intentions masquées et les intérêts cachée. Les idées sous jacentes. Il est objectif dans le sens de la contradiction.

Chapeau rouge : Le Feu, il suggère les opinions, les intuitions, les émotions. Le chapeau rouge donne le point de vue émotionnel.

Chapeau jaune : Le Soleil, il est éminemment positif. Le chapeau jaune est optimiste, il énonce les espoirs, les éloges, la nécessité du bien et les pensées positives. Il est objectif.

Chapeau vert : La Nature, la végétation, la fertilité. Le chapeau vert indique la recherche, les nouvelles approches d'un problème, les solutions alternatives. Il est créatif et spéculatif.

Chapeau bleu : le Ciel. Il organise le processus de réflexion. Il se situe dans le globale, les trames et les fils conducteurs. Il relève d'une forme de pensée ensembliste et spéculative, voir aussi un peu métaphysique.

A ces 6 chapeaux j'y rajouterais bien un 7ème :
Le Chapeau violet : Robe de l'évêque, plus spécifique des relations D/S et il regarde à ce qui touche aux aspects vraiment métaphysiques et/ou spirituels que l'on peut ressentir ou argumenter dans le BDSM. Le chapeau violet est lui aussi purement émotionnel et spéculatif.



Alors ! Quel serait votre ou vos chapeaux ? Avec quelle pensée abordez-vous un forum ou un chat ? Enfin pensez-y si vous voulez, je dis ça c'est juste comme ça en passant par là, c'est sans prétentions.

Référence : Les 6 chapeaux de la réflexion . Edward de Bono - Éditions Eyrolles - 2005 - 18,05 euros


(*)C'est en gris, parce que blanc sur blanc ça se voit pas, mais vous l'avez deviné bien sur , car vous être très perspicaces ! ! ! lol ! ! !

dimanche 13 mai 2007

TIENS AU FAIT, POURQUOI CE BLOGG ?

Finalement je me pose la question: Pourquoi faire ce blogg ?

C'est lors d'un échange de mail avec un copain que je crois avoir trouver une des réponses probables. En effet j'avais déjà fait un site (avant les blogs) et je me suis aperçus que les sites se ressemblaient un peu tous, il y avait 4 grandes catégories :

Cat-1 - Je raconte mon BDSM.... mes histoires et mes fantasmes.... Je m'épanche sur la toile en de longues suites de textes insipides en général comme en particulier, et toutes inspirés d'histoire d'o, et dans le genre: "les grands textes des classiques du SM" et autres lieux communs du fétichisme. Ou encore: "la première fessée de ma vie", par, au choix : l'amie de ma mère , ma petite cousine chez mon oncle quand j'avais 13 ans, la prof de maths en classe de terminale, la chef des ventes de ma boite...et aussi ma voisine de palier, ma crémière et ma boulangère perverse ! Bref de la redite, et le tout dans un style à la H. Bazin dans "vipère au poing" sur des pages et des pages! Discerner le vrai du faux, le fantasme du réel, ça devient un exploit. Des textes de qualités, d'authentiques récits, oui, il y en a, mais il faut les dénicher.

Cat-2 - J'explique aux gens ce qu'est le BDSM. Ce qu'il faut faire et ne pas faire - Et là on y trouve les : "moi j'ai toujours raison et les autres ont toujours tord" et les : " faites ce que je dis, mais pas ce que je fais".... (Je ne m'énerve pas Madeleine , j'explique aux gens ! Coluche :lol ) Faune et foire d'empoigne, c'est à qui mieux-mieux. Entre les "maitraillons" de quat'sou, et les soumis(es) donneurs de leçons qui vous affirme qu'il n'y a que leur manière de faire qui est la bonne et que les autres c'est des "faux" ! Entre les "critiqueurs" à tout vat, et les dénigreurs de tous poils, pour trouver des sites vraiment intéressants, il faut quand même un certain temps de surf et faire la part des choses. On peut aussi bien y lire tout que son contraire. Bien tout le monde le sait, ce n'est pas nouveau, je suis partisan inconditionnel du BDSM respectueux. Ce BDSM qui se respecte, parce que les dominants se respectent eux-mêmes, ils respectent leur(s) soumis(e)s qui en retour, ce qui est logique, les respectent aussi.

Cat-3 - J'exhibe ma soumise sur le web, on est fétichiste, on est sado-maso et on se montre (visage flouté)** et on vous raconte. Et là entre le réel et la fiction, le sincère et le fabulatoire, va savoir ! Ou encore je m'exhibe sur le web (pas vraiment flouté) parce que je suis tout seul, mais avec ça j'espère capter un maître ou une maîtresse (voir un soumis ou une soumise) ! ! ! Venez à moi les petits agneaux. Et là encore on retombait dans les lieux communs et le déjà vu 1000 fois ! Là il est difficile pour la brebis d'y retrouver ses agneaux, mais néanmoins il existe bien des sites qui valent franchement le détour de par la qualité du contenu texte/images/références et liens. Des sites de personnes qui non seulement sont honnêtes et sincères, mais aussi très intéressantes, car elles ont vraiment quelques choses à dire, un message à faire passer. Aux auteurs de ces sites et blog, je dois dire : Chapeau bas ! Merci d'être là.

Cat-4 - Et les sites marchands, ceux de contenu vidéo, webcam ou photo, et les sites de dominatrice pro à la recherche du micheton idéal assez stupide pour croire à tout le boniment d'une femme se faisant passer pour une "vraie" dominatrice, mais qui ne cherche qu'à lui soutirer 2000 euros par mois, car on fidélise le client. Le seul but de ces sites, que ce soient les uns ou les autres : faire du pognon, du frik, du flouss, de la tune, de la caillaise en exploitant la crédulité ou les faiblesses de la "misère sexuelle" ambiante, qui est le quotidien de grand nombre de soumis(e)s frustré(e)s de tout plaisir. Comme c'est la mode du SM "chic et choc" pour cadres stressés ou maris désabusés, beaucoup "d'escort-girl" (c'est le même prix qu'un psy mais c'est plus drôle) ont changées leur site vanille pour un site SM ou elle disent être "LA" dominatrice ! Ce qui d'ailleurs est préjudiciable aux authentiques dominatrices d'âmes, de coeur et de corps, qui avaient depuis les débuts utilisées le net comme média de diffusion et d'information. Mais il faut dire que sur le net, ce n'est, ni l'éthique, ni les principes, qui étouffent les faiseurs de frics.

Puis depuis 2 à 3 ans il y a eu report sur les blogs. J'ai fermer mon site et j'ai fait un blog, mais j'étais dans lieux commun là aussi. J'en ai fait un autre puis un autre encore, puis j'ai décider de changer de ligne éditorial et rédactionnelle. Je me suis dit simplement: Je cesse de faire un blog pour le lecteur, pour être lu, ou pour plaire, et dans lequel je m'ennuie passablement à force de répétition. Je fais un blog pour moi-même et dans ce blog je veux être moi-même, avec mon caractère et mes humeurs. Donc je suis dans un type de blog " exhib " :lol. Je m'exhibe sur le net :lol ! ! Avec mon caractère, mes pudeurs et mon style. Je ne tiens pas non plus à copier "les autres", non pas pour me démarquer, mais simplement parce que je n'ai pas envie de faire dans la redondance et le "tous pareils". Finalement nous avons tous une personnalité distincte alors pourquoi se "copier-coller" les uns les autres.

J'ai demander à ma Complice de faire le sien parallèlement à celui-ci, mais cela ne l'intéresse pas, elle m'a dit qu'elle participerai au mien de temps à autre.... et j'attends toujours :lol ! !. Ce dernier blogg commence, il n y a pas beaucoup de post, je ne sais pas ce qu'il va donner avec le temps. Je compte néanmoins sur vos commentaires. N'hésitez jamais à dire ce qui vous plait et ce qui vous déplait.

** Je reviendrai dans un autre topic sur cette notion du "flouté" des photos persos sur la toile, au premier et au deuxième degré.


jeudi 10 mai 2007

UN PEU DE SERIEUX VOUS AU FOND LA-BAS !

Source photo : fetish-bondage-babe.com

Oui, tiens pour une fois on va faire dans le sérieux. Bon une fois n'est pas coutume non plus ! A moins qu'un nouveau tournant ne se profile dans ma vie. Mais ça c'est l'avenir qui le dira. Ceci dit, j'aimerais toutes fois donner ma terminologie du BDSM. Car en fait sous ces quatre lettres qu'est ce qui se cache, et surtout qu'est ce qu'on peut y comprendre ? Donc quand j'entends ces quatre lettres : B - D - S - M voici ce qu'elles signifient pour moi.

B&D : pour bondage & discipline.
D&S : pour domination & soumission.
S&M : pour Sadisme & masochisme.

Bondage : Cela consiste à lier son partenaire à l'aide de cordes, chaînes, lanières de cuir ou de soie, tissus ou autres matériaux, de manière amusante ou sophistiquées. Certains bondages complexes ou douloureux provoquent un réel plaisir tant mental que physique. Cette pratique amène l'excitation et la jouissance chez les adeptes du lien. Se débattre ou se sentir attaché(e) dans une attente passive, avec la sensation des liens sur la peau, ajoutée à la frustration de mouvements, conforte la soumission, ou bien peut devenir le prélude à des plaisirs bien plus intenses.

Discipline : C'est l'application de punitions et châtiments corporels doux, sévères ou rudes infligés à son partenaire. Cela fonctionne de pair avec l'obéissance et le "dressage" (mot à caractère psychique). Celui-ci est souvent désiré par le(la) soumis(e) et/ou exigé par le(la) dominant(e). On parle aussi de progression ou encore de dépassement de ses limites et de soi-même. Il est important de tenir compte des motivations profondes et de l'endurance physique du ou de la soumis(e). Il faut rester en synergie sensuelle et cérébrale, afin de ne pas rompre l'équilibre douleur/plaisir d'une personne soumise à de plus ou moins dures punitions et la garder sur le fil fragile où le ressenti de la douleur n'est que pure volupté.

Domination : C'est exercer son pouvoir sur l'esprit et le corps d'une personne soumise à sa volonté. Le (la) dominant(e) fait succomber son (sa) partenaire sous le charme de son autorité, et en retour, obtient une parfaite obéissance. Il (elle) dispose de son esclave selon son bon plaisir, lui applique humiliations, punitions et récompenses. Cette dynamique rehausse le niveau de la psyché sexuelle, physiquement, mentalement, et spirituellement. Le ou la partenaire Dominant(e) sublime les souffrances des soumis(es) jusqu'au paroxysme du plaisir. L'emprise tant cérébrale que physique est d'une excitation folle.

Soumission : C'est volontairement donner pleine autorité sur sa propre personne à un(e) dominant(e). La soumission est un peu la face mentale et émotionnelle du SM. Un(e) soumis(e) trouve son plaisir profond dans l'acte de servitude ou d'appartenance et dans le pouvoir qu'exerce le partenaire sur son corps et son esprit. C'est éprouver le désir intense qu'il ou elle use et abuse de ce pouvoir pour son simple plaisir, afin d'en obtenir une joie partagée. Cela englobe une variété de jeux sensuels, sexuels où la souffrance est plaisir.

Sadisme : C'est aimer provoquer d'intenses émotions à un(e) masochiste en lui infligeant les contraintes physiques ou mentales, qu'il (elle) attend, sous forme de punitions, de jeux. Le sadisme érotique ne va jamais à l'encontre des motivations psychologiques de l'esclave. Le ou la sadique n'aime pas la violence en soit mais aime la jouissance que provoque la douleur chez ses partenaires masochistes. Il prend plaisir à conduire le masochiste au bout de ses forces et de lui-même. C'est terriblement sensuel.

Masochiste : C'est éprouver du plaisir dans la douleur physique. Le ou la masochiste aime à être physiquement maltraité(e), être en proie à toutes sortes de douleurs qui lui procurent énormément d'excitation. Un ensemble de punitions et de tourments dûment appliqués au masochiste provoque chez lui la montée du plaisir nécessaire à l'aboutissement d'un coït quasi extatique. Certains ont besoin de peu, d'autres d'énormément de sévérité et de rigueur. C'est d'une volupté délicieuse.

Source photo : men in pain.com

En conclusion : Le B.D.S.M. est une forme d'art sexuel, parfois simple, parfois sophistiquée, à qui on attribut aussi le terme de « sexualité Alternative ». Je conçois cette dynamique comme une relation sincère, n'impliquant que des adultes consentants, ou encore deux amants, deux partenaires, désireux de vivre ces expériences. Dans de bonnes conditions, soit un environnement consensuel, sur et sain, ces activités alternatives permettent au couple S.M. de construire et maintenir une relation forte fondée sur la connaissance de soi et de l'autre.

Il ne s'agit donc pas de situations conflictuelles, mais d'une dynamique d'équilibre entre deux êtres complémentaires l'un à l'autre. D'un échange, d'un partage tout à fait équitable. Ce n'est surtout pas l'affrontement de caractères opposés, mais au contraire, l'union de deux caractères inverses et complémentaires. C'est une réelle fusion de deux esprits et de deux personnalités s'imbriquant parfaitement l'une dans l'autre et ne formant plus qu'un tout unique, comme le sont le Yin et le Yang.

lundi 7 mai 2007

ALPHABETIK N°1

Illustration de Loïc Dubigeon


Tu as dis :
A
comme : Attaches-moi Avec Amour
B comme : Bats-moi Bien Bruyamment
C comme : Caresses-moi Comme une Colombe
D comme : Dis-moi Des mots Doux
E comme : Enlèves-moi tout Esprit de révolte inutile
F comme : Frappes-moi Fortement les Fesses
G comme : Graves-moi de ta Gracieuse Griffe


J'ai répondu :
H comme : Hurler tes désirs et avouer tes plaisirs indécents
I comme : Imaginer ne jamais te laisser un jour sans haleter
J comme : Jouer avec tes sens quand le mal fait du bien
K comme : Kit de promesses et de liens qui nous unissent
L comme : Lire avec joie Les Lignes des Lanières sur ta peau
M comme : Manier et remanier Maintes fois ce fouet que tu adore
N comme : Nourrir ton corps Nu de sensations piquantes venues d'ailleurs


O comme : Ôter tous tes doutes aussi simplement que tes vêtements
P comme : Prendre avec précaution ces objets humiliants Pour te Plaire
Q comme : Quêter de nouveau la primeur de ton coeur en toute Quiétude
R comme : Renaître à la lumière de ta volonté perverse et fascinante
S comme : Sourire d'un Sentiment Serein de Sécurité
T comme : Toucher Tendrement Ton âme masochiste Troublée d'amour
U comme : User et abuser encore de chacune de tes courbes insolentes
V comme : Voir ta chair frémir et ton esprit s'envoler vers les cieux


Alors avec toi :
X comme : Xéna farouche et fougueuse, domptée volontaire, soumise ensorcelante
Y comme : Yin et Yang dans la tourmente de tes sens lumière et ténèbres
Z comme : Zones érogènes échauffées, laisser ton sexe couler librement son plaisir

mardi 1 mai 2007

ON FERA MIEUX QU'ALLOWEEN AU

... "Birthday Spanking" - Fessée d'anniversaire -

La coutume nous viendrait d'outre manche ou d'outre Atlantique, je ne sais trop. C'est anglo-quelque chose, mais qu'est-ce que c'est BIEN !


Voici un usage qu'il serait si bien de copier/collé dans nos habitudes continentales. Vous allez me dire qu'ici aussi ça se fait peut-être déjà depuis longtemps, seulement voilà, personnellement on ne m'a jamais invité a donner une fessée de joyeux anniversaire. Et même... ! Oui même si... j'ai déjà reçut une fessée en supplément de mon cadeau d'anniversaire, c'était à huis clos. Donc très loin de cette joyeuse réjouissance festive de copains-copines qui semble être en vogue chez nos voisins d'outre-manche ou d'outre-atlantique. Sans compter qu'il y a souvent un magnifique barbecue organisé autour d'une belle journée de copieuses fessées.

Bien revenons à nos moutons. J'ai trouvé une définition sur wikipedia (Anglais) et traduit du mieux possible.

Fessée d'anniversaire.
C'est un usage dans certains cercles, de laisser certaines personnes, copains, copines, ou camarades de classe, équipiers d'un club, administrer une fessée le jour de son anniversaire. Ceci est un rite annuel de passage, et aussi une question de camaraderie. D'habitude, la personne honorée par cette coutume, reçoit le nombre de claques correspondant à son âge, plus une pour grandir. Quelqu'un qui fête ses 25 ans en reçoit 25, plus une pour mieux grandir, total 26. Lors de cette festivité, une coutume veux aussi que les participants s'alignent les uns derrière les autres, jambes écartées, ainsi l'honoré(e) peut ramper entre leurs jambes, et recevoir le nombres de claques désirées. Ceci est connu sous le nom de "machine à fessée."

Un autre conte, probablement apocryphe, affirme que les Égyptiens antiques avaient l'habitude de pratiquer la fessée d'anniversaire, pour préparer la vie dans l'au-delà d'une personne, c'est à dire de ramollir le corps pour le tombeau.

Une autre origine hypothétique, concernant la fessée d'anniversaire, serait la fameuse claquent sur les fesses que médecin ou sages-femme, donne à la naissance au nouveau-né, pour le faire respirer. Choses qui ne sont guère plus pratiquées dans la médecine actuelle.
http://en.wikipedia.org/wiki/Spanking


Cette petite minute encyclopédique étant finie, je me dis que je dois réagir, et préparer les anniversaires à venir, ceux de mes ami(e)s ( hé, hé, hé, hé !) ... et le mien ça va de soi. Bon il est temps maintenant d'aller compulser les archives des carnets d'adresse et de dresser la liste.


Quoiqu'il en soit pour une bonne et très sérieuse fessée d'anniversaire cliquer donc : ICI

Bon allez, encore une petite photo pour l'ambiance. J'ai emprunter ces 3 photos sur flickr en faisant la recherche : "birthday spanking" parce que sur la requête "fessée d'anniversaire" je n'ai rien trouvé ! ! ! Et en plus je n'ai pas photos persos, puisque j'ai pas fait de B.S. et encore en plus vous n'aviez qu'à m'inviter, voilà.

Ha ! ! ! dommage... hein ? Mais courage il va falloir s'y mettre les ami(e)s, on va relever les manches, mouiller la chemise. Huilez bien vos paumes, sortez vos paddles, vos martinets, vos lanières de cuir, ou vos cravaches des placards, et présentez vos postérieur, on va rougir vos paires de fesses . Et je vous le dis : On va se les faire nos propres archives francophones.